>Le Grenier

30 juin 2007

J’ai le nez pris

Publié par merlinbreizh dans Humeur

Et je déteste ça !
Le nez qui coule comme une fontaine, et en même temps qui est bouché, la gorge qui grattouille, les yeux qui piquent, mal derrière la tête, de la fièvre en veux-tu zn voilà, des frissons de partout, chaud et froid : la grippe quoi !

Vite ! Une bonne tasse de drogue au citron !

30 juin 2007

Appelez-moi Reflexvital Simpson !

Publié par merlinbreizh dans Enfants, Humeur

Me voici, enfin mon avatar dans le monde magique des Simpson.

here IÂ am

Merci à Vinvin pour avoir parlé de ce site très jouissif à explorer.

29 juin 2007

Nouveau réalisme

Publié par merlinbreizh dans Culture

Le Grand Palais consacre une exposition au Nouveau réalisme.
Mais on ne va quand même pas parler de ce qui est à voir avant de pouvoir en parler (Oui ben moi, j’me comprends).

Donc, les parisiens, les banlieusards, les provinciaux de passage, si vous avez une heure, une heure trente de libre… Arman, Mimmo Rotella et tous les autres vous attendent !

arman, le massacre des innocents le nouveau réalisme - Paris le Grand Palais

29 juin 2007

Le Parisien

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Littérature, Société, Textes

Hier, lors de ma petite promenade du matin avec Thérèse, on l’a vu. Le Parisien. Il se tenait au pied d’un arbre, en face de l’école élémentaire. Il faisait frisquet dehors et on aurait dit une poule qui couve un oeuf. Il avait la tête rentrée, il ne bougeait pas pour résister à l’humidité et au vent. Il s’est contenté de suivre Thérèse des yeux quand elle s’est approchée très près de lui en le reniflant. Un vrai clochard, un pauvre rat des villes, sale, gris et malade. J’ai dit : « Non ! » Et Thérèse, parfaitement éduquée, parfaitement maîtrisée telle la lame d’un sabre japonais aux mains d’un valeureux Samouraï, s’est immobilisée. Elle a tourné vers moi sa gueule remplit de sauvagerie, a pris la mesure de ma domination sur elle, a décidé de renoncer à la curée à laquelle elle était pourtant destinée.

J’ai regardé le pigeon parisien agonisant. Il m’a regardé un instant, puis il a baissé la tête à nouveau. Thérèse et moi avons poursuivi notre balade dans la ville. Mais j’ai plusieurs fois repensé à ce satané pigeon.

Nous sommes repassés devant l’école élémentaire avant de rentrer à la maison. Le pigeon de Paris n’avait pas bougé. Simplement il n’avait plus de tête. La lame d’un sabre était passée par là . Des plumes blanches, pareilles à celles d’un oreiller, étaient dispersées tout autour. Poussées par le vent humide, elles s’éloignaient inexorablement du cadavre. J’en ai même vu quelques unes s’envoler doucement.

Le Parisien (pigeon vole)

28 juin 2007

Croquis #1

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Littérature, Textes

Ils sont arrivés l’un contre l’autre sur le quai du métro.

Lui, il serrait la fille au plus près, son bras musclé enroulé autour de son cou à elle. Elle, déséquilibrée par l’étreinte de son compagnon, pliait comme un roseau, et elle riait fort. Elle ne ménageait pas ses efforts pour que l’on remarque sa dentition parfaite. Oui, elle était magnifique. Métisse, longiligne, un brin aguicheuse dans son jeans moulant vaguement démodé, des petits yeux marrons vifs et brillants, des lèvres fines et pourtant divinement charnues, c’est à dire pas trop. Vrai, cette fille avait beaucoup de chien, même si elle semblait s’obstiner à vouloir croire qu’elle avait une classe de folie.

Non, le monde ne serait jamais à ses pieds. A ses pieds, il n’y avait que lui. Son black épais, cheveux crépus savamment organisés en tresses très fines qui couraient en rangs d’oignons vers l’arrière de son crâne. Paupières lourdes sur yeux globuleux et vitreux, la lèvre supérieure démesurément longue qui formait comme une casquette au-dessus de sa bouche et le faisait étrangement ressembler à Titeuf. Gourmette en argent. Les anneaux formaient de minuscules menottes reliées entre elles. J’imaginai qu’il s’agissait d’un cadeau de la fille. Ca ressemblait à l’idée que je me faisais d’elle en tout cas. C’est réducteur ? Je sais, je sais. C’est toujours un peu comme ça les croquis.

Ils se sont installées en face de moi dans le wagon du métro. Il a posé son bras, celui à la gourmette sur le dossier de la banquette, juste derrière la tête de la fille. Elle s’est appuyée dessus en roulant des yeux comme une actrice. Ensuite elle a parlé. Une voix joliment éraillée, un ton de garçon manqué très jolie, mais son vocabulaire de train de banlieue plaqué sur sa certitude d’être le Top de la Fille, ça donnait franchement envie de sortir un calibre pour lui demander, à elle et à Titeuf, de dégager de ma banquette. Titeuf, non plus, ça le branchait pas trop de discuter apparement, alors il a mangé la bouche de la fille pendant un bon moment, après quoi il m’a regardé avec sa paupière lourde, son oeil vitreux et sa bouche de titeuf, comme pour mieux me dire : “Elle te fais bander la cocotte, mais elle à Moi, c’est Ma chose U know.”

La fille a glissé son petit museau très joli dans le cou de Titeuf, elle a respiré son odeur et tripoté son Tee-shirt de Winneur entre son pouce et son index, puis elle a redressé la tête en minaudant :

- Quoi de neuf, aujourd’hui, Bébé ?

- Nasri reste à Marseille !

- C’est vrai, Bébé ? C’est bien.

- Oui. Il est pas assez mûr pour les grands clubs. A Marseille, il est le patron, le club

joue pour lui. Il gère.

- Et en équipe de France ? Il est en équipe de France ?

- Il apprend. Il découvre. Il est fort.

- C’est super.

- Oui. Sa carrière décolle. Il faut avoir les nerfs solides, chérie. C’est ça le business !

- Tu l’as dit Bébé.

28 juin 2007

Mickey et les travers de porc

Publié par merlinbreizh dans Humeur

Mais comment est-ce possible ? Est-ce possible d’ailleurs ? Je le regarde bien attentivement, le type, et je fronce les sourcils avec la ferme intention de pousser ainsi mon cerveau (ce gens foutre) à rassembler un instant ce qui lui reste de neurones pour donner un sens, un nom, à ce que je vois de mes yeux.

La question est : comment ce type fait-il pour sortir de ses trous de nez des Mickeys pareils ?

La réponse de mon cerveau est : « Eh ! On dirait des travers de porc !?! »

Parfois, je me sens étrangement lourd, et seul aussi.

26 juin 2007

Karim Achoui

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Maladie

Il se trouve, cher maître, que nous avons une connaissance en commun. Aussi, comment ne pas penser à vous. A ce gâchis. La vue sur le périph depuis la porte de Montreuil est-elle si différente de celle d’une chambre de l’hôpital Européen Georges Pompidou, près de la porte de Versailles ? Comment échapper à son destin ? Que c’est con l’existence ! Deux balles dans le buffet, comme un vulgaire truand. Pas mieux. Vous voici donc ramené au cliché, si loin du boulevard Raspail, si loin du cabinet feutré d’un célèbre avocat. Ci loin de vous-même, si près de cette gueule de méchant au regard trouble qu’on croirait tout droit sorti d’un film noir des années 50.

Maître jarim Achoui.

Qu’allez-vous faire de cette vie qui s’ouvre à vous ? Vous avez eu la chance, comme moi, comme bien d’autres (on est pas seuls, merde) de mourir une fois, presque pour de bon, et de vivre encore un peu.

Alors ? Ca fait quoi ? C’est comment l’air qui emplit une fois encore ses poumons ? C’est comment la lumière, le visage de l’infirmière, les bruits du couloir, les rires des aides-soignantes le matin ?

Vous n’avez jamais été aussi libre. Croyez-moi. La mort, à tout moment peut revenir vous chercher, en scooter ou même à pieds. Comme tout le monde ici bas. La liberté à ceci de terrible, que cette fois vous savez. Vous savez que tout repose sur vous, que cela ne tient qu’à vous. Que cela n’a qu’un temps, de toute façon.

Alors bonne chance pour cette nouvelle journée, Cher Maître.

26 juin 2007

Texto

Publié par merlinbreizh dans Textes

Ce soir tu es sortie. Un anniversaire où je n’ai pas voulu aller avec toi. Comme chaque fois que tu t’éloignes, j’ai peur. Oui, voilà, c’est le mot, le mot terrible, stupide. J’ai peur, comme une vieille femme. Peur de ne plus jamais te revoir. A l’instant où nos yeux se séparent, immanquablement j’imagine que c’est peut-être la dernière fois que je les vois. J’envisage le pire. La mort. Ta mort. Le vide qui prend ta place dans notre lit le soir.

Après ; évidemment, quelques secondes après, je me raisonne. Non, tu ne vas pas mourir, c’est idiot. Peut-être. Forcément, tu vas revenir te glisser dans nos draps, et comme à chaque fois que tu t’éloignes, je ferais semblant de dormir. Comme à chaque fois, demain nous rirons ensemble. Et je ferais mon malin. C’est sûr.

Tu m’as envoyé un texto tout à l’heure sur mon portable, et moi, minuscule et seul derrière mon ordinateur, je te réponds ici, ceci : « Moi aussi ! »

26 juin 2007

Le mur

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Humeur, Littérature, Moi, Textes

Le mur est là, il est comme ça. Comme je l’ai voulu. Exactement.

Bibliothèque murale personnelle

Il y a, dedans mon mur, du bordel et des livres (pleins) que je n’ai pas encore lu. D’autres (quelques uns) que j’ai déjà lu. Il y a des rayons, exactement comme dans une librairie. Il y a d’abord le rayon Littérature américaine, Mon rayon ; le préféré – comme il y a le fils préféré. Dedans, bizarrement on trouve même quelques français qui écrivent un peu comme des ricains : JP Dubois, Djian, Ravalec, Annie Saumont (je sais, il y en a pleins qui doivent se gausser devant leurs ordis, je les laisse faire, moi je me comprends…). Il y a aussi le rayon Littérature Française, l’étagère Médecine douce, Développement Personnel, Psy, le rayon Informatique et aussi le coin Essais, Photos, Voyages, Architecture et Décoration, Histoire, le rayon Littérature Hispanique. Tout en bas, on trouve quelques livres pour enfants dans le rayon Enfants, notamment l’excellent Claude Ponti, et le non moins formidable Philippe Corentin. Je conserve aussi les livres que j’ai détesté et aussi ceux qu’on m’a offert et que je sais que je ne lirais jamais. Je les garde, oui. Je les aime aussi. Evidemment ce classement n’est qu’apparent, car mon mur, forcément, est toujours en bordel. Bientôt, promis, juré, j’y mettrais de l’ordre.

Sinon, sur mon mur, on trouve aussi des photos de mes enfants, de ma concubine, et même de Moi. Si. Il y a également un Buddha en bois, un authentique chapeau Cubain, des masque magnifiques provenant du Film Ridicule de Patrice Lecomte. Il y a encore quelques chèques pas encore encaissés, des clefs, un iPod, et aussi de la poussière.

Y a pas à dire, je l’aime mon mur…

25 juin 2007

Malade

Publié par merlinbreizh dans Enfants, Maladie

Ce matin Louison était malade. Elle nous couve quelque chose avec ses 38,5°. Je me souviens que lorsque j’étais enfant, j’adorais être malade.

Sick
1- D’abord, quand j’étais malade je mangeais du jambon blanc et du riz (mon plat préféré d’alors).

2- Je restais en pyjama toute la journée et je faisais ce que je voulais, par exemple regarder la télé (à partir du moment ou la TV est venue habiter chez nous, évidemment).

3- Ma mère se montrait attentionnée.

4- En général, je n’étais pas si malade que ça ; j’aimais bien l’idée que je trompais mon monde.

5- Je dormais beaucoup, ce qui me permettait de rêver que j’étais quelqu’un d’autre. Ce qui finissait toujours en grosse déception lorsque je me réveillais (mais bon).

6- A quatre heures et demi, je regardais passer les enfants qui rentraient de l’école en me cachant derrière le rideau du salon. J’aimais les entendre rire et crier, chanter ou se disputer sans qu’ils ne puissent me voir. J’aimais aussi l’odeur particulière des rideaux.

7- Bémol ; le soir venu, je ne parvenais jamais à m’endormir…

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