>Le Grenier

26 juin 2007

Karim Achoui

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Maladie

Il se trouve, cher maître, que nous avons une connaissance en commun. Aussi, comment ne pas penser à vous. A ce gâchis. La vue sur le périph depuis la porte de Montreuil est-elle si différente de celle d’une chambre de l’hôpital Européen Georges Pompidou, près de la porte de Versailles ? Comment échapper à son destin ? Que c’est con l’existence ! Deux balles dans le buffet, comme un vulgaire truand. Pas mieux. Vous voici donc ramené au cliché, si loin du boulevard Raspail, si loin du cabinet feutré d’un célèbre avocat. Ci loin de vous-même, si près de cette gueule de méchant au regard trouble qu’on croirait tout droit sorti d’un film noir des années 50.

Maître jarim Achoui.

Qu’allez-vous faire de cette vie qui s’ouvre à vous ? Vous avez eu la chance, comme moi, comme bien d’autres (on est pas seuls, merde) de mourir une fois, presque pour de bon, et de vivre encore un peu.

Alors ? Ca fait quoi ? C’est comment l’air qui emplit une fois encore ses poumons ? C’est comment la lumière, le visage de l’infirmière, les bruits du couloir, les rires des aides-soignantes le matin ?

Vous n’avez jamais été aussi libre. Croyez-moi. La mort, à tout moment peut revenir vous chercher, en scooter ou même à pieds. Comme tout le monde ici bas. La liberté à ceci de terrible, que cette fois vous savez. Vous savez que tout repose sur vous, que cela ne tient qu’à vous. Que cela n’a qu’un temps, de toute façon.

Alors bonne chance pour cette nouvelle journée, Cher Maître.

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