>Le Grenier

9 juin 2007

Samedi à Ménilmontant

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Littérature, Moi, Textes

Parfois, il m’arrive de faire des rêves éveillés.
C’est grave ? Ca me prend toujours pas surprise. Je suis là, je travaille ou je parle avec quelqu’un et, d’un coup, je suis ailleurs, toujours pris dans un enjeu de vie ou de mort, qui me réclame tout entier, mobilisant l’espace d’une seconde ou deux, jusqu’à la plus petite cellule de mon corps.

Cet après-midi, nous étions chez Tatie pour prendre le café.
Elle m’a proposé de visionner ses photos de voyage sur son Mac ; j’ai dit “oui, biensûr Tatie !”, et j’ai commencé à avaler son diaporama ; mille photos sur le Vietnam, soit une heure trente de visionnage : des paysages exotiques, du vert, des arbres, une sensation de moiteur suffocante, d’odeur de terre mouillé et de cuisine, des plages incroyables aussi, et puis des enfants, très beaux, avec des regards d’une douceur rare, des regards noirs et profonds qu’ils plantaient cash dans l’objectif de l’appareil photo. Il n’y avait aucune vanité, aucune provocation ni affectation dans ces regards, ils affichaient simplement leur présence, avec une aura que je n’avais encore jamais vu.

A quel moment j’ai décroché, je serais bien incapable de le dire.
Je me souviens d’avoir levé la tête vers la fenêtre, d’avoir constaté à quel point la lumière était aveuglante dehors, je me souviens m’être demandé qu’elle heure il pouvait être, puis le paquet sombre est passé devant la fenêtre, dans le vide. Il m’a semblé le voir passé une première fois, puis une deuxième, plus lentement. Je me vois regarder par la fenêtre en contre-bas, un corps désarticulé formait un S sur le sol de la cour. J’entends encore le roulement de tambour que faisaient mes pas dans l’escalier, ma respiration haletante, une porte qui s’ouvre, la chaleur tiède de l’arrière cour et son odeur de soufflerie. Et le petit corps sur le sol. Du sang s’écoulait de son oreille, l’arrière de son crâne aux cheveux rasés très courts était tout bleu et il avait au moins doublé de volume. J’étais désorienté, incapable d’une réaction claire. Je me suis agenouillé, exactement comme on le fait pour regarder sous une voiture, et je l’ai regardé. Je reconnus un des enfants photographié par Tatie. Et il était mort. Il arborait le même regard doux, noir, et profond des photos. Je le fixais sans plus pouvoir détacher mon regard, comme si nous allions pouvoir échanger un mot, un sourire peut-être, comme s’il s’agissait simplement d’une parenthèse.

Mais son visage est demeuré impassible. Il me sembla qu’il fixait quelque chose derrière moi. Je me suis retourné. Il y avait un petit pot de fleur posé à même le sol avec un géranium anémique qui tentait de survivre au climat gris et sombre de l’arrière cour. La vision de cet enfant mort fixant une fleur en pot était effroyable et inhumaine. D’ailleurs personne ne vint à notre secours.

J’ai peut-être cligné des yeux.

A moins que Justine Hénin n’ait gagné le premier set de la finale de Roland Garros sur la télé du salon, en tout cas je me suis alors retrouvé nez à nez avec l’image de cet enfant, il me regardait de nouveau à travers l’écran de l’ordinateur, avec la forêt pleine de vies grouillantes, la montagne, énorme et impénétrable derrière lui, et ce regard doux, noir, et profond…

Il s’en passe des trucs à Ménilmontant le samedi après-midi !

8 juin 2007

La vie appartient à ceux qui se lèvent tôt

Publié par merlinbreizh dans Humeur

Et pourquoi elle n’appartiendrait pas davantage à ceux qui se couchent tard ? Hein ! Franchement, c’est pas un peu abuser ?

Le temps s’écoule

8 juin 2007

Comédien

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Textes

Ah la la ! Ces chers comédiens, que ne diraient-ils pas comme connerie pour le plaisir d’un bon mot ?

Georges Wilson : « J’ai pas eu besoin de tuer mon père, c’était déjà fait ! »

Ah Ah Ah !!!

8 juin 2007

La lettre des parents

Publié par merlinbreizh dans Enfants, Humeur

J’ai reçu dans ma boîte aux lettres un drôle de petit magazine tout pourri, un soit disant magazine écrit par des parents pour des parents.

On ne me prendrait pas pour une truffe quand même ?

Que l’on me traîne devant les tribunaux si je me trompe, mais cela ressemble étrangement à un magazine écrit par des entreprises de soutien scolaire à l’attention des jeunes bourcicoteurs en quête de placements financiers à long-terme, sensés leur garantir une retraite pérenne et prospère : je me trompe ?

Si jamais, il s’avérait que cette feuille de choux était effectivement “produite” par des parents, alors j’adresse une pensée affectueuse à leurs placements à termes…

P.S. : je vois en effet plein de petits porteurs qui accompagnent leurs chers petits placements financiers à l’école le matin.www.lalettredesparents.com

La lettre des enculés !Progression

Rentabilité garantie !encore des parents à la bourse1er de la classe !

8 juin 2007

Le bonheur, une idée à la con ?

Publié par merlinbreizh dans Humeur

Si on arrêtait de croire au bonheur, là-maintenant-tout-de-suite, on cesserait instantanément d’être malheureux ; eh ! Mais oui !

Alors pourquoi on le fait pas ? Serait-on des cons ?

7 juin 2007

Tati Roro est revenue !

Publié par merlinbreizh dans Holidays, Humeur

Non, Tatie Roro n’est pas comme cette méchante Tatie Danielle !
Quand elle rentre de l’un de ses fabuleux périples incroyables, elle revient les bras chargés de nombreux cadeaux qui font plaisir.

Après l’Afrique : le Vietnam !
Et voilà le travail : pour Myself, pour Mister Le Canapé, pour ma douce Concubine, pour ma Grande, pour ma Petite :

Mon Tee-shirt vietCana PEcharpe pour MywifeVietnamienne de BellevillePour la petite


Vivement qu’elle visite l’Iran, j’aimerais bien avoir la bombe atomique, moi aussi.

5 juin 2007

travellers

Publié par merlinbreizh dans camping-car, Croquis, Holidays, Humeur, Littérature, Moi, Textes

Que voulez-vous, je reste un grand enfant.
J’adorais mes petites voitures Majorette. Je pouvais jouer des heures à la “vraie vie” sur mon lit, les motifs écossais de ma couverture faisaient office de routes, les carrés de couleur orange (Eh ! Les années 70’s !) représentaient autant de carrés de pelouse avec des rêves de maisons Kauffmann & Broad sagement posés dessus.

En me penchant tout près de mes petites voitures garées dans les replis de ma couverture, mon univers était bien réel, et plus beau, bien plus beau que le vrai.

Ainsi, je me représentais ma vie future. Papa, maman, deux enfants, une résidence pavillonnaire, un cabriolet, une moto, un chien, et puis tout un tas d’objets qui s’ajoutaient au fur et à mesure (skis, vélos, fusils, mitraillettes, planche à voile, banc de musculation, salle de projection, piscine en dur, etc, etc, etc) jusqu’à ce que mon esprit en soit rempli et qu’il crie : STOP !

“Non ! Je n’ai pas changé !”
Aujourd’hui, je me surprends parfois à prendre en photo sur mon portable tout un tas de fourgons aménagés de manière improbable. Je me suis plus d’une fois demandé à quoi rimait ce rituel. Pourquoi, dès que je vois un de ces bazars à l’horizon, je lâche femme et enfants au milieu de la rue pour aller shooter l’engin sous tous les angles.

J’ai 6 ans.

Il m’arrive souvent de rêver de Départ à bord d’un de ces vieux camions de livraison hors d’âge. Moi, ma caille, mes gosses, mon clébard, sur le ruban de bitume bleu nuit ; partir droit devant, sans réfléchir. Rouler tant qu’il y a de l’essence. Pour aller où ? Dans quel but ? Je déteste voyager, moi.

Je déteste le mouvements, les changements.

C’est un problème, je sais. Je déteste également le bricolage. A 43 ans on ne se refait plus, on peut maquiller un peu la réalité, tout au plus. J’ai bricolé une seule fois ma voiture, c’était en 1985, j’avais 21 ans. Le carburateur de mon Opel Ascona modèle 72 est resté entre mes doigts menus comme un puzzle de métal. J’ai finis par appeler un garagiste pour qu’il vienne récupérer mon engin devant chez moi.

Avec un tel pedigree, quelle expérience salutaire peut-on espérer vivre à bord d’un camion tout pourri ? A quoi ça peut bien servir de rêver à des trucs qu’on ne fera jamais, puisqu’au fond, on sait pertinemment qu’on serait bien malheureux si on s’y frottait pour de vrai ?

LI-BER-TE, j’écris ton nom !
Moi, je crois que je désire”simplement” emprunter les lignes de couleurs tracées au cordeau sur ma vieille couverture en laine. Moi et toutes mes petites voitures ! Surtout celles que j’ai oublié depuis longtemps. Mes camions de pompier, mes breaks, et mes petites fourgonnettes en métal avec les portes qui s’ouvrent, même la porte coulissante sur le côté ! Attention surtout à ne pas abîmer les petits ressorts sous les roues… Sinon elles ne roulent plus tout droit : elles tournent. Et j’aime pas.
A travers le petit écran carré du mobile, c’est elles que je conserve pieusement, sagement rangées sur la couverture à carreaux oranges ; et je rêve à leurs promesses de futur en forme de décor pour trains électriques. J’ai encore et toujours 6 ans. Un jour je vais grandir, c’est sûr… (Quand ?)

Si quelqu’un à une réponse éclairante…

Comme je ne suis pas à un paradoxe près, je vous livre ici le genre de plaisanteries que j’apprécie par-dessus tout : impossible à manoeuvrer, impossible à garer pour faire ses courses, impossible à entretenir chez le Citroën du coin, impossible tout court (ou long)…

Mais franchement, je serais pas beau au volant de mon terrible engin ?

camping-car ki me fé kiffer grave !Camping-Car, Plage de Trenoen, Finistère

5 juin 2007

Pourquoi je suis une merde ?

Publié par merlinbreizh dans Gadgetoblog

… En informatique évidemment !

Comment se fait-il que je ne parvienne à rien faire avec ce put..borgne de WordPress ? Si quelqu’un comprend quelque chose aux serveurs FTP, client FTP ? qu’il se manifeste.

5 juin 2007

Aujourd’hui, c’est…

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Maladie, Santé

Hôpital !

13h00 : EFR (exploration fonctionnelle respiratoire)

14h00 : échographie cardiaque

15h00 : radio des poumons

15h30 : consultation de pneumologie

Franchement j’adore mon deuxième chez moi :
Hmmm ! Cette bonne odeur d’hôpital, ces “Junkies” qui déambulent en pyjamas improbables et en chaussons avec leur dose plantée dans le bras et leurs cheveux dans la poche. Les plus fainéants se font pousser par un antillais toujours accompagné d’un pote avec qui il refait le monde toute la journée. Ils sont particulièrement nuls en refaisage de monde les antillais. Je dis ça au vu du temps qu’ils y passent et au vu de l’état de la planète.

Je commence toujours ma journée par un rapide arrêt au kiosque à journaux
Oui, c’est un peu comme une gare un grand hôpital comme Saint-Louis, sauf que, évidemment, on ne sait jamais très bien quand on va partir :

- Vous attendez depuis longtemps ?

- Deux ans.

- C’est long.

- Comme vous dites.

Enfin je dis ça, c’est un peu facile pour moi, je ne fais plus partie des types en danger. Aussi, je peut mater négligemment les petites infirmières et les nouvelles internes qui se baladent pour se faire draguer avant d’aller à mes petits rendez-vous.

Comme toujours, je vais beaucoup me faire chier

Je vais lire, je vais taper le “concours de maladie” avec des mourants. Ce qui est amusant, c’est d’essayer de deviner qui est le plus fichu parmi nous. C’est un jeu difficile. Il y a toujours un pauvre allergique flanqué de sa femme ou de sa fille pour vous regarder avec son air de chien battu, au bout du rouleau, prompt à se plaindre : “tu vois là, ben j’peux plus parler, j’peux plus…”, il y a aussi des types au costard noir élégant à qui on vient de diagnostiquer un cancer du poumon et qui téléphone à un pote pour tailler la bavette l’air de rien. Il y a ceux qui ont trouvé dans leurs petits soucis une façon d’exister à bon compte, il y a les inquiets, les paniqueurs, il a les branleurs, les je m’enfoutistes : “Ben il est où Mr Bidule ?” “Il est est à la cafète !”

Par ici la sortie, petit bonhomme !

Et puis il y a les infirmières et les aides-soignantes et leurs promesses de parties de jambes en l’air sur des plumards hydrauliques.Je sais que cela peut paraître bizarre, mais si je me suis formé pendant deux ans à la réflexologie, c’est pour un jour, qui sait, pouvoir travailler dans un hôsto de ce genre. Drôle de théâtre en vérité. Saint-Louis est un concentré d’urgence de vie. Ce qui s’y passe est puissant et vivifiant. C’est un lieu de vérités qui se disent, d’adieux, de pleurs, de joies, de vie ; un vrai quai de gare je vous dis.On ne se sent jamais plus vivant que là, au milieu de la vérité la plus crue.

« Merde ! J’suis en retard ! »

2 juin 2007

Parkinson Vs Roundup

Publié par merlinbreizh dans Santé, Terre

Exposition “respirer mieux demain” parvis de l’hôtel de ville de Paris 31/05/07 au 02/06/07

L’exposition aux pesticides augmenterait le risque de maladie de Parkinson. Jusqu’à 39% en cas d’exposition à des taux élevés, 9% pour une exposition à des taux faibles de pesticides !

Mais rafraîchissez-ma mémoire vacillante, la France n’est-elle pas le pays qui consomme le plus de Roundup* en Europe ?

P.S. : Roundup est un pesticide pour jardin vendu comme inoffensif, mais déjà épinglé pour favoriser un tas de maladies !

Autre réjouissance pour ce petit week-end, saviez-vous que le nombre de cancers avait augmenté de 35% depuis 1978 selon l’Institut de Veille Sanitaire.

La raison unanimement avancée : nous vivons dans un environnement composé de plus en plus en plus en plus en plus de molécules chimiques. Certaines maladies ont ainsi explosées : +354% pour certaines formes de cancer.

Bonne journée !


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