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10 novembre 2007

Les risques psychosociaux

Publié par merlinbreizh dans Santé, Société

Pudibonderie
Le troisième âge pour les vieux, les personnes à mobilité réduite pour les handicapés, les mal voyants pour les aveugles, ou comment rendre acceptable ce que l’on prétend combattre : des types et des meufs se suicident sur leur lieux de travail. Suicide, travail : les mots sont ceux là et certains refusent absolument de les voir associer de manière si frontale, si directe.

Je me demande ce qui peut sortir d’une mission gouvernementale sur le sujet ? Les entreprises cherchent de plus en plus à instrumentaliser leurs employés, c’est à dire à minimiser au maximum la part d’autonomie, de choix qui revient à ceux qui y travaillent et y vivent. Cela signifie-t-il que les entreprises pensent que leurs employés sont dangereux pour elles ?

Système d’Exploitation
Il y a encore 20 ans, un cadre était un collaborateur « protégé » sur le plan de l’instrumentalisation des compétences, l’automatisation des tâches étaient alors réservée aux ouvriers spécialisés. On n’entend moins parler d’OS aujourd’hui si ce n’est pour parler de système d’exploitation : Eh ! Mais c’est pareil en fait !! Système – Exploitation. Aujourd’hui, même les cadres voient leur travail définit par un protocole auquel ils doivent se « soumettre absolument ».

Ni blanc ni noir, ni pute ni soumise
J’ai travaillé il y a peu de temps dans une grande entreprise de la Défense pour y faire des séances de relaxation. Sur les bureaux, pas un objet, pas une seule photo personnelle d’enfant, de mari, de chien : interdit. Pourquoi ? Des open-spaces partout, impossible d’avoir un peu d’intimité, votre tête dépasse de la cloison lorsque vous êtes debout. Pourquoi ?

Parce que si vous êtes debout cela veut dire que vous n’êtes pas assis face à votre ordinateur. Et tous vos collègues le voient. Votre supérieur le voit, vous le voyez vous-même. Vous en êtes réduit à vous contrôler, vous surveiller vous-même. Vous en venez à intégrer qu’à priori, vous êtes suspect là où vous travaillez.
Pourtant, il n’y a ni gentil ni méchant. Juste une logique implcacable dont tout le monde est victime, l’entreprise elle-même, son dirigeant, ses employés.

A qui profite le crime ?
Il y a un problème de confiance. L’entreprise a très peur d’employés qui seraient autonomes, qui feraient leur tâche de la manière qui leur plaît. L’entreprise « appartiendrait » alors à ceux qui y travaillent et non à ceux qui la dirigent, ou plutôt à ceux qui, aux quatre coins du monde tirent les bénéfices sonnants et trébuchants de leur travail, ceux qui sont les seuls à ne jamais perdre dans cette sombre histoire : les actionnaires (ça sonne comme tortionaire, c’est drôle ? Non, finalement c’est pas si drôle en fait…)

Ne jouer plus au Loto
Je suis convaincu pourtant qu’il y aurait moyen de régler le problème en sortant du jeu le troisième larron, le fameux grand gagnant du Loto : l’actionnaire.

L’entreprise appartiendrait bel et bien à ceux qui la font vivre en yy travaillant, en y mettant leur coeur : ses dirigeants, ses employés. Les positions des uns et des autres seraient plus compatibles, les intérêts étant les mêmes. Une entreprise qui offre des séances de relaxation à ses employés ne leur veut pas du mal, elle cherche evidemment à améliorer la productivité, mais pas seulement. Simplement elle ne sait pas comment changer la donne pour améliorer le plaisir de ses employés et garantir que le travail sera fait exactemen,t comme il doit l’être, dans le temps imparti…

Les risques psychosociaux dans Santé pa220080

Source : Libé

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