>Le Grenier

21 novembre 2007

LE RATP-SNCF BLUES

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Homme, Humeur, Littérature, Politique, Société, Textes

« Suite à un mouvement de grève… »
L’employée de la RATP hurle dans son micro. La Brittney Spears de la station Avron nous explique qu’un interval de 25 minutes est à prévoir entre deux trains. Ca commençait bien cette soirée. Quelle idée aussi d’organiser un dîner un jour de grève.

Evidemment, lorsque la rame de métro pointa le bout de son nez dans la station, les wagons étaient pleins. Des têtes aux yeux écarquillés cherchaient de l’air à la manière de filets de harang dans leurs petites boîtes. Une fois coincé dans le wagon de tête, je remarquai une voix qui parlait fort dans un portable et inondait toute la rame. L’homme comptait parmi les chanceux confortablement assis sur une des banquettes, il souriait, il semblait détendu, pas fatigué du tout…

L’homme : « Ah ! L’inter-syndicale ? Oui, je serais sans doute en retard ! On discutera de la suite à donner au mouvement. Je dis qu’on va devoir remobiliser le groupe pour faire durer la grève ! Tu m’entends là ?… Si vous êtes désoeuvrés demain, et bien pourquoi pas aller donner un coup demain aux autres groupes ? Il faut absolument demeurer unis si on veut que le mouvement prenne. Le gouvernement entend jouer le pourrissement, (rires), il ne savent donc qui on est ? »

Les regards des harangs se croisèrent comme autant de rayons laser tueurs dans le wagon, et rien, évidemment rien ne se passa.

Ce qui aurait du se passer :
La grosse dame assise en face de l’homme se rua sur son cou frêle de poulet et le serra comme un vulgaire tube de dentifrice pendant que, derrière lui, un SDF le frappait à coups de cannette sur le crâne. Un petit vieux demanda poliment à son voisin de s’écarter, puis il cracha un énorme mollard verdâtre à la gueule de l’homme, qui déjà saignait abondemment. Une jeune fille, mp3 à fond dans les oreilles, lui donnait des coups de pieds dans les parties, une mère de famille s’employa à lui faire voler les dents à travers le wagon sous les hourras de ses enfants…

Merde, Jaurès ! J’étais arrivé.

8 novembre 2007

Porte de Vincennes, rien que ça

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Humeur, Littérature, Textes

Paris le 7 novembre, 12H24
Ca c’est passé là, porte de Vincennes. Je sors du périph à bord de mon véhicule de loisir, un berlingo 2.0 HDI Modutop. J’aime bien rouler seul. C’est assez rare en fin de compte. Ca me fait toujours un « coup de reviens-y », comme lorsque j’avais 20 piges et que je roulais bourré dans Paris, que je me tapais des records de périph à 160/170 compteur. Ce ne serait plus possible aujourd’hui. On vit une sale époque.

Bettina m’attend pour passer à table. Je l’ai appelé approximativement 20 minutes avant mon heure d’arrivée supposée, histoire qu’elle mette à cuir les pommes de terre à la vapeur. Une autre époque, je vous dit. Mais quoi que j’en dise, quoi que j’en pense, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde. Je suis devenu un papa poule qui aime rentrer dans son poulailler et surveiller ses petits du coin de l’oeil.

L’autre, il est arrivé de ma droite. De Montreuil (93, Seine-Saint-Denis). Je connais bien, je suis né à Bondy et j’ai grandi à Noisy-le-Sec, juste à côté. On ne me la fait pas. Il est venu immobiliser son véhicule de loisir dans un feulement de V8. Une Ford Falcon Squire Wagon, 1964 ; mon année de naissance, ça ne s’invente pas. Comment n’aurais-je pas pu regarder cette caisse. Elle était dans son jus, un rouge délavé magnifique. L’autre, il avait la tête de l’emploi ; le bobo Montreuillois avec le bonnet de marin de Serpico vissé sur sa tête de quadra, la veste en cuir Vintage que portait Jean Gabin dans La Bête Humaine, les magnifiques petites lunettes noires en écaille designées par Armani, et biensur, la barbe de deux jours sur le menton pour pouvoir s’admirer à loisir dans le rétro de la Ford importée à grand frais de New-York.

D’un doigt, j’ai pressé la commande au volant de l’auto-radio pour baisser le son, puis j’ai adressé un sourire bienveillant à l’autre. J’ai appuyé sur le bouton de la vitre électrique côté passager. L’autre m’a renvoyé mon sourire en s’échinant sur sa manivelle chrômée de portière pour nouer le contact.

J’ai dit :
- Dégage de là, sale pute ! Franchement j’en ai ma claque de croiser vos sales gueules dans mon secteur !

L’autre, il a enfoncé sa tête dans ses épaules avec une expression de comptable alors qu’on nous klaxonait derrière. Le feu venait de passer au vert ; j’ai engagé la première et fait une queue de poisson à l’autre avant de disparaître dans Paris (20 ème arrondissement).

Oui. Ou plutôt non, faut pas m’emmerder quand je suis seul au volant aux abords du 93 (Seine-Saint-Denis).

Ford Falcon Squire Wagon, 1964

Ford Falcon Squire Wagon, 1964

17 octobre 2007

Hypertextopia

Publié par merlinbreizh dans Internet, Littérature

Hypertextopia

Ecrire 2.0
Honnêtement je n’ai pas pu tester « l’objet », le site ne fonctionnait pas ce matin ! Eh ! Ca arrive.

C’est HyperText ici !
Mais j’en connais dans le secteur qui devraient adorer explorer le concept. Il s’agit d’écrire des histoires en y glissant des liens hypertextes, autant de ramifications en images, vidéos, autres textes, sites internet, etc, etc.

Tout est possible aux esprits audacieux…

6 septembre 2007

Un jour G été mort

Publié par merlinbreizh dans Littérature, Maladie, Moi, Textes

La vie est étrange. On s’agite, on fait du bruit, on vibre, puis un jour, rien : le vide. Zéro. Zéro pour de bon. Plus rien qui aille. Votre concubine vous balance dans les dents « Où tu passes l’aspirateur où tu vas à l’hôpital ! Capito ? » Comme vous êtes un compagnon aimant, vous passez l’aspirateur, tel un zombi automatisé ; en toussant. Vous allez au devant des meubles, vous débarassez le plancher de la poussière, votre poussière. L’air vous manque. Vous êtes gris, ailleurs, distant. La distance entre les presque morts et les vivants s’installe sans qu’on s’en aperçoive. Un jour elle est là, comme un mur de Chine.

Vous vous rendez à l’hpôpital, comme on rend les armes. Une larme rampe sur votre joue, tombe à terre. Vous regardez la ville, le marché près de Ménilmontant, des visages s’impriment au plus profond de votre cerveau. A tout jamais. Tout jamais ? Mais ça veut dire quoi, quand, on plus profond de soi, on sait déjà. On sait qu’on ne sortira pas de l’hôpital aussi vite que ça. Des voix, des lumières, un brancard, une chambre (pas si mal en fait), des aides-soignantes, le silence. Rien qu’un silence négligent. Le temps. Je regarde la télé, de temps en temps. Florence Aubenas, alors, est aussi morte que moi. Une morte 2.0 : elle aussi. A des milliers de kilomètres, elle attend. Dans le noir de sa prison. Il neige et il fait froid à Paris. Je suis près, et j’attends. Oui, je suis près. Elle aussi j’en suis sûr. Il se trouve que nous nous connaissons. Un peu. J’ai travaillé à Libé, on se croisait parfois le soir. On se regarde, pour ainsi dire, par écran de télévision interposé. Il est facile de partir, d’abandonner sa vie, les siens, le monde, lorsque la maladie vous a bien éreinté, lorsque les talibans vous retiennent. Le corps humain est ainsi fait. Elle et moi, Florence Aubenas et Merlin, on est là comme deux cons à attendre : « et il est à quelle heure ce train pour l’au-delà ? » Finalement, il ne viendra pas. Il y a grève pour Florence et Merlin. Tant mieux.

Parfois (souvent) j’y repense. Peur que ça recommence. C’est comme une expérience, un happening où le temps n’a plus de valeur. Cela se joue dans l’espace qui sépare les secondes ; ce que l’on vit est violent, urgent, unique. On le ressent intimement. Ce qui se passe alors, c’est évident, on ne le revivra pas. Comment pourrais-je faire de ce moment un mauvais, un sale moment ? Non. Il s’agit d’un espace particulier, unique, incroyable hallucinogène et envoutant.

 

29 juin 2007

Le Parisien

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Littérature, Société, Textes

Hier, lors de ma petite promenade du matin avec Thérèse, on l’a vu. Le Parisien. Il se tenait au pied d’un arbre, en face de l’école élémentaire. Il faisait frisquet dehors et on aurait dit une poule qui couve un oeuf. Il avait la tête rentrée, il ne bougeait pas pour résister à l’humidité et au vent. Il s’est contenté de suivre Thérèse des yeux quand elle s’est approchée très près de lui en le reniflant. Un vrai clochard, un pauvre rat des villes, sale, gris et malade. J’ai dit : « Non ! » Et Thérèse, parfaitement éduquée, parfaitement maîtrisée telle la lame d’un sabre japonais aux mains d’un valeureux Samouraï, s’est immobilisée. Elle a tourné vers moi sa gueule remplit de sauvagerie, a pris la mesure de ma domination sur elle, a décidé de renoncer à la curée à laquelle elle était pourtant destinée.

J’ai regardé le pigeon parisien agonisant. Il m’a regardé un instant, puis il a baissé la tête à nouveau. Thérèse et moi avons poursuivi notre balade dans la ville. Mais j’ai plusieurs fois repensé à ce satané pigeon.

Nous sommes repassés devant l’école élémentaire avant de rentrer à la maison. Le pigeon de Paris n’avait pas bougé. Simplement il n’avait plus de tête. La lame d’un sabre était passée par là . Des plumes blanches, pareilles à celles d’un oreiller, étaient dispersées tout autour. Poussées par le vent humide, elles s’éloignaient inexorablement du cadavre. J’en ai même vu quelques unes s’envoler doucement.

Le Parisien (pigeon vole)

28 juin 2007

Croquis #1

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Littérature, Textes

Ils sont arrivés l’un contre l’autre sur le quai du métro.

Lui, il serrait la fille au plus près, son bras musclé enroulé autour de son cou à elle. Elle, déséquilibrée par l’étreinte de son compagnon, pliait comme un roseau, et elle riait fort. Elle ne ménageait pas ses efforts pour que l’on remarque sa dentition parfaite. Oui, elle était magnifique. Métisse, longiligne, un brin aguicheuse dans son jeans moulant vaguement démodé, des petits yeux marrons vifs et brillants, des lèvres fines et pourtant divinement charnues, c’est à dire pas trop. Vrai, cette fille avait beaucoup de chien, même si elle semblait s’obstiner à vouloir croire qu’elle avait une classe de folie.

Non, le monde ne serait jamais à ses pieds. A ses pieds, il n’y avait que lui. Son black épais, cheveux crépus savamment organisés en tresses très fines qui couraient en rangs d’oignons vers l’arrière de son crâne. Paupières lourdes sur yeux globuleux et vitreux, la lèvre supérieure démesurément longue qui formait comme une casquette au-dessus de sa bouche et le faisait étrangement ressembler à Titeuf. Gourmette en argent. Les anneaux formaient de minuscules menottes reliées entre elles. J’imaginai qu’il s’agissait d’un cadeau de la fille. Ca ressemblait à l’idée que je me faisais d’elle en tout cas. C’est réducteur ? Je sais, je sais. C’est toujours un peu comme ça les croquis.

Ils se sont installées en face de moi dans le wagon du métro. Il a posé son bras, celui à la gourmette sur le dossier de la banquette, juste derrière la tête de la fille. Elle s’est appuyée dessus en roulant des yeux comme une actrice. Ensuite elle a parlé. Une voix joliment éraillée, un ton de garçon manqué très jolie, mais son vocabulaire de train de banlieue plaqué sur sa certitude d’être le Top de la Fille, ça donnait franchement envie de sortir un calibre pour lui demander, à elle et à Titeuf, de dégager de ma banquette. Titeuf, non plus, ça le branchait pas trop de discuter apparement, alors il a mangé la bouche de la fille pendant un bon moment, après quoi il m’a regardé avec sa paupière lourde, son oeil vitreux et sa bouche de titeuf, comme pour mieux me dire : “Elle te fais bander la cocotte, mais elle à Moi, c’est Ma chose U know.”

La fille a glissé son petit museau très joli dans le cou de Titeuf, elle a respiré son odeur et tripoté son Tee-shirt de Winneur entre son pouce et son index, puis elle a redressé la tête en minaudant :

- Quoi de neuf, aujourd’hui, Bébé ?

- Nasri reste à Marseille !

- C’est vrai, Bébé ? C’est bien.

- Oui. Il est pas assez mûr pour les grands clubs. A Marseille, il est le patron, le club

joue pour lui. Il gère.

- Et en équipe de France ? Il est en équipe de France ?

- Il apprend. Il découvre. Il est fort.

- C’est super.

- Oui. Sa carrière décolle. Il faut avoir les nerfs solides, chérie. C’est ça le business !

- Tu l’as dit Bébé.

26 juin 2007

Le mur

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Humeur, Littérature, Moi, Textes

Le mur est là, il est comme ça. Comme je l’ai voulu. Exactement.

Bibliothèque murale personnelle

Il y a, dedans mon mur, du bordel et des livres (pleins) que je n’ai pas encore lu. D’autres (quelques uns) que j’ai déjà lu. Il y a des rayons, exactement comme dans une librairie. Il y a d’abord le rayon Littérature américaine, Mon rayon ; le préféré – comme il y a le fils préféré. Dedans, bizarrement on trouve même quelques français qui écrivent un peu comme des ricains : JP Dubois, Djian, Ravalec, Annie Saumont (je sais, il y en a pleins qui doivent se gausser devant leurs ordis, je les laisse faire, moi je me comprends…). Il y a aussi le rayon Littérature Française, l’étagère Médecine douce, Développement Personnel, Psy, le rayon Informatique et aussi le coin Essais, Photos, Voyages, Architecture et Décoration, Histoire, le rayon Littérature Hispanique. Tout en bas, on trouve quelques livres pour enfants dans le rayon Enfants, notamment l’excellent Claude Ponti, et le non moins formidable Philippe Corentin. Je conserve aussi les livres que j’ai détesté et aussi ceux qu’on m’a offert et que je sais que je ne lirais jamais. Je les garde, oui. Je les aime aussi. Evidemment ce classement n’est qu’apparent, car mon mur, forcément, est toujours en bordel. Bientôt, promis, juré, j’y mettrais de l’ordre.

Sinon, sur mon mur, on trouve aussi des photos de mes enfants, de ma concubine, et même de Moi. Si. Il y a également un Buddha en bois, un authentique chapeau Cubain, des masque magnifiques provenant du Film Ridicule de Patrice Lecomte. Il y a encore quelques chèques pas encore encaissés, des clefs, un iPod, et aussi de la poussière.

Y a pas à dire, je l’aime mon mur…

17 juin 2007

Je m’écoule

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Littérature, Textes

17h24 et 52″
Souvent on dit : “Que le temps passe vite !” Et même : “Le temps s’écoule trop vite !”

17h25 et 07″
Pourtant, le temps, à notre échelle d’homme, est une donnée immuable. C’est en tout cas ainsi que l’homme le ressent, qu’il le vit. C’est d’ailleurs la seule raison qui explique l’acharnement des humains à détruire leur environnement jusqu’à hypothéquer leur propre survie. Mais ceci est une autre histoire…

17h26 et 48″
Revenons à ce bon vieux temps qui passe.

17h27 et 10″
Il passe.

17h27 et 19″

Cependant demain sera comme hier, puis viendra après demain et le jour d’après, et un autre jour encore.

17h27 et 54″

Il y a toujours un demain. A l’égal du précédent. C’est donc bien nous qui passons.

17h28 et 22″
Pas le temps.

17h28 et 29″
Oui, nous nous écoulons. Comme le sable dans son sablier.

17h29 et 00″
Finalement, l’Homme est un Sage ; continuons à parler du temps qu’il fait et du temps qui passe, c’est beaucoup plus rassurant…

 

L’avenir appartient au Printemps

façade du magasin Le Printemps – Nation, Paris – 20ème

15 juin 2007

Les hommes seront toujours des enfants

Publié par merlinbreizh dans Enfants, Homme, Humeur, Littérature, Textes

C’est une vérité inhérente au genre humain ; apparemment.

Sinon, comment expliquer ce regard très particulier, vaguement hautain et attendri en même temps, vaguement consterné aussi, que posent toutes les petites filles du monde sur leur grand con de papa, et ce dès leur plus jeune âge ?

Qu’un papa tchétchène ou qu’un papa américain s’explose le doigt avec son gros marteau, qu’il laisse exprimer sa douce fibre poétique : “Pute borgne de fils de chèvre sans mère !” Son fils plissera les yeux de douleur, compatissant avec lui. Et sa petite fille, immanquablement, portera sur son père un regard attendri qui dit, “Mon Dieu qu’il est con !”, qui dit aussi qu’elle est une femme, déjà, inscrite dans la longue marche du temps. Avec son rôle à jouer, qu’elle connaît déjà sans avoir à l’apprendre. C’est par elle que l’espèce humaine se perpétue. Depuis toujours, elle porte et fabrique les petits d’hommes, elle les protège. Ca donne un certain sens des responsabilités, ça donne aussi une petite tendance au “melon”.

En même temps, on a besoin d’elles pour faire la vaisselle.

15 juin 2007

Mortal Pizza

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Humeur, Littérature, Textes

Il était prévu que je dépose ici une petite vidéo de ma concubine et de notre plus grande fille se débattant avec leurs parts de pizza. Un vrai carnage homérique. D’ailleurs Omer lui-même, ce cher Omer Simpson, n’aurait pas fait mieux. Malheureusement, la mise en boite avec un simple appareil photo numérique, n’avait, au final, pas le caractère spécifiquement cinématographique que j’espérais. Vous resterez donc sur votre faim. Mon clébard aussi, qui aurait tant apprécié que tout finisse par terre, comme d’habitude.

P.S. 1 : Pour information, il s’agissait d’une pizza bio de chez Picard ; pas si mauvaise que ça au demeurant, d’autant que ma très chère concubine l’avait agrémentée d’un léger filet d’huile d’olive, première pression à froid il va sans dire.

P.S. 2 : La grande ayant fait tomber sa part de Comté Grand Cru, le clébard est reparti heureux à sa niche, il lui en faut peu.

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