>Le Grenier

11 octobre 2007

Vive Skype

Publié par merlinbreizh dans Internet, Moi, Terre

Ce matin, j’appelle machinalement un pote connecté sur Skype :
– Salut.

- Yo

- T’es où ?

- Shangaï

- Fais voir…

- Bouge pas…

Sur Skype

Ca me bluffe.
Que voulez-vous, je n’arrive pas à m’y faire. Le monde est petit
(si petit qu’il tient posé sur mon blog !)

11 octobre 2007

D&CO dans mon immeuble !

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Média, communication, Moi

Si. (Comme je vous le dis.)
Si vous ne connaissez pas cette émission télévisuelle qui est à la décoration ce que Charly Oleg est à la musique symphonique, sachez qu’il s’agit d’un happening détonnant où on peut voir une tripotée d’intermittents du spectacle dépressifs qui, faute de pouvoir travailler sur le dernier Spielberg, refont la déco de l’appartement ou de la maison de braves français moyens, en l’occurrence mon voisin du dessus. La grosse dame blonde avec le casque et les lunettes de protection, c’est la décoratrice. Oui, Renée Putman n’a qu’à bien se tenir…

La D&CO à coups de masse !

A l’attaque chez mon voisin du dessus
Là en ce moment, la dame blonde et son équipe, ils font tourner les meubles au-dessus de chez moi : ça perce, ça sifflote, ça peint, ça visse, ça dévisse, et ça tourne. Bref, y a du bordel jusque dans le hall de l’immeuble.

Dans le hall de mon immeuble...

D&CO, c’est dans mon immeuble (et accéssoirement sur M6)

29 septembre 2007

Vous ai-je dis que je suis réflexologue ?

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Moi

Non ? Oh. Et bien oui !
La réflexologie, c’est exactement pas du tout comme ça. malheureusement pour moi…

Image de prévisualisation YouTube

 

28 septembre 2007

Mickey Mouse

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Moi, Vivre autrement

La grippe arrive
Sans commentaire…

Mickey mouse

6 septembre 2007

Un jour G été mort

Publié par merlinbreizh dans Littérature, Maladie, Moi, Textes

La vie est étrange. On s’agite, on fait du bruit, on vibre, puis un jour, rien : le vide. Zéro. Zéro pour de bon. Plus rien qui aille. Votre concubine vous balance dans les dents « Où tu passes l’aspirateur où tu vas à l’hôpital ! Capito ? » Comme vous êtes un compagnon aimant, vous passez l’aspirateur, tel un zombi automatisé ; en toussant. Vous allez au devant des meubles, vous débarassez le plancher de la poussière, votre poussière. L’air vous manque. Vous êtes gris, ailleurs, distant. La distance entre les presque morts et les vivants s’installe sans qu’on s’en aperçoive. Un jour elle est là, comme un mur de Chine.

Vous vous rendez à l’hpôpital, comme on rend les armes. Une larme rampe sur votre joue, tombe à terre. Vous regardez la ville, le marché près de Ménilmontant, des visages s’impriment au plus profond de votre cerveau. A tout jamais. Tout jamais ? Mais ça veut dire quoi, quand, on plus profond de soi, on sait déjà. On sait qu’on ne sortira pas de l’hôpital aussi vite que ça. Des voix, des lumières, un brancard, une chambre (pas si mal en fait), des aides-soignantes, le silence. Rien qu’un silence négligent. Le temps. Je regarde la télé, de temps en temps. Florence Aubenas, alors, est aussi morte que moi. Une morte 2.0 : elle aussi. A des milliers de kilomètres, elle attend. Dans le noir de sa prison. Il neige et il fait froid à Paris. Je suis près, et j’attends. Oui, je suis près. Elle aussi j’en suis sûr. Il se trouve que nous nous connaissons. Un peu. J’ai travaillé à Libé, on se croisait parfois le soir. On se regarde, pour ainsi dire, par écran de télévision interposé. Il est facile de partir, d’abandonner sa vie, les siens, le monde, lorsque la maladie vous a bien éreinté, lorsque les talibans vous retiennent. Le corps humain est ainsi fait. Elle et moi, Florence Aubenas et Merlin, on est là comme deux cons à attendre : « et il est à quelle heure ce train pour l’au-delà ? » Finalement, il ne viendra pas. Il y a grève pour Florence et Merlin. Tant mieux.

Parfois (souvent) j’y repense. Peur que ça recommence. C’est comme une expérience, un happening où le temps n’a plus de valeur. Cela se joue dans l’espace qui sépare les secondes ; ce que l’on vit est violent, urgent, unique. On le ressent intimement. Ce qui se passe alors, c’est évident, on ne le revivra pas. Comment pourrais-je faire de ce moment un mauvais, un sale moment ? Non. Il s’agit d’un espace particulier, unique, incroyable hallucinogène et envoutant.

 

26 juin 2007

Le mur

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Humeur, Littérature, Moi, Textes

Le mur est là, il est comme ça. Comme je l’ai voulu. Exactement.

Bibliothèque murale personnelle

Il y a, dedans mon mur, du bordel et des livres (pleins) que je n’ai pas encore lu. D’autres (quelques uns) que j’ai déjà lu. Il y a des rayons, exactement comme dans une librairie. Il y a d’abord le rayon Littérature américaine, Mon rayon ; le préféré – comme il y a le fils préféré. Dedans, bizarrement on trouve même quelques français qui écrivent un peu comme des ricains : JP Dubois, Djian, Ravalec, Annie Saumont (je sais, il y en a pleins qui doivent se gausser devant leurs ordis, je les laisse faire, moi je me comprends…). Il y a aussi le rayon Littérature Française, l’étagère Médecine douce, Développement Personnel, Psy, le rayon Informatique et aussi le coin Essais, Photos, Voyages, Architecture et Décoration, Histoire, le rayon Littérature Hispanique. Tout en bas, on trouve quelques livres pour enfants dans le rayon Enfants, notamment l’excellent Claude Ponti, et le non moins formidable Philippe Corentin. Je conserve aussi les livres que j’ai détesté et aussi ceux qu’on m’a offert et que je sais que je ne lirais jamais. Je les garde, oui. Je les aime aussi. Evidemment ce classement n’est qu’apparent, car mon mur, forcément, est toujours en bordel. Bientôt, promis, juré, j’y mettrais de l’ordre.

Sinon, sur mon mur, on trouve aussi des photos de mes enfants, de ma concubine, et même de Moi. Si. Il y a également un Buddha en bois, un authentique chapeau Cubain, des masque magnifiques provenant du Film Ridicule de Patrice Lecomte. Il y a encore quelques chèques pas encore encaissés, des clefs, un iPod, et aussi de la poussière.

Y a pas à dire, je l’aime mon mur…

12 juin 2007

Métropolitain

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Humeur, Littérature, Moi, Textes

Ligne 6
Je voudrais avoir une petite pensée affectueuse pour le machiniste de la ligne 6 qui, avec beaucoup d’à propos, a accéléré aux commandes de son machin à 15h54, dans le tunnel séparant les stations Dugommier et Daumesnil, dans le sens riches>pauvres (les parisiens têtes de chien comprendront).

Les sept jeunes femmes (dont five américaines) qui se trouvaient là ont alors vu leurs poitrines sautiller à un rythme effréné pendant près de trois minutes, m’arrachant de ma torpeur et laissant au coin de mon visage un large sourire de bienheureux, pendant que les damoiselles s’empourpraient joyeusement en faisant comme si de rien était (Moi je regarde mes pompes, et Moi je regarde par la fenêtre, quant à Moi je fais semblant de lire).

USA don’t GO HOME !

Une pensée particulière à l’américaine à fort potentiel maternel qui a pris la chose avec humour et regardé sa gelee poitrine s’agiter en souriant : fairplay la Miss ! Bérêt bas les frenchies.
Bienheureux bonhomme

A l’heure où j’écris ces lignes (18h56) le sourire tient toujours…
(Yes ! Mô´ssieur-Mister Boronali !)

9 juin 2007

Samedi à Ménilmontant

Publié par merlinbreizh dans Croquis, Littérature, Moi, Textes

Parfois, il m’arrive de faire des rêves éveillés.
C’est grave ? Ca me prend toujours pas surprise. Je suis là, je travaille ou je parle avec quelqu’un et, d’un coup, je suis ailleurs, toujours pris dans un enjeu de vie ou de mort, qui me réclame tout entier, mobilisant l’espace d’une seconde ou deux, jusqu’à la plus petite cellule de mon corps.

Cet après-midi, nous étions chez Tatie pour prendre le café.
Elle m’a proposé de visionner ses photos de voyage sur son Mac ; j’ai dit “oui, biensûr Tatie !”, et j’ai commencé à avaler son diaporama ; mille photos sur le Vietnam, soit une heure trente de visionnage : des paysages exotiques, du vert, des arbres, une sensation de moiteur suffocante, d’odeur de terre mouillé et de cuisine, des plages incroyables aussi, et puis des enfants, très beaux, avec des regards d’une douceur rare, des regards noirs et profonds qu’ils plantaient cash dans l’objectif de l’appareil photo. Il n’y avait aucune vanité, aucune provocation ni affectation dans ces regards, ils affichaient simplement leur présence, avec une aura que je n’avais encore jamais vu.

A quel moment j’ai décroché, je serais bien incapable de le dire.
Je me souviens d’avoir levé la tête vers la fenêtre, d’avoir constaté à quel point la lumière était aveuglante dehors, je me souviens m’être demandé qu’elle heure il pouvait être, puis le paquet sombre est passé devant la fenêtre, dans le vide. Il m’a semblé le voir passé une première fois, puis une deuxième, plus lentement. Je me vois regarder par la fenêtre en contre-bas, un corps désarticulé formait un S sur le sol de la cour. J’entends encore le roulement de tambour que faisaient mes pas dans l’escalier, ma respiration haletante, une porte qui s’ouvre, la chaleur tiède de l’arrière cour et son odeur de soufflerie. Et le petit corps sur le sol. Du sang s’écoulait de son oreille, l’arrière de son crâne aux cheveux rasés très courts était tout bleu et il avait au moins doublé de volume. J’étais désorienté, incapable d’une réaction claire. Je me suis agenouillé, exactement comme on le fait pour regarder sous une voiture, et je l’ai regardé. Je reconnus un des enfants photographié par Tatie. Et il était mort. Il arborait le même regard doux, noir, et profond des photos. Je le fixais sans plus pouvoir détacher mon regard, comme si nous allions pouvoir échanger un mot, un sourire peut-être, comme s’il s’agissait simplement d’une parenthèse.

Mais son visage est demeuré impassible. Il me sembla qu’il fixait quelque chose derrière moi. Je me suis retourné. Il y avait un petit pot de fleur posé à même le sol avec un géranium anémique qui tentait de survivre au climat gris et sombre de l’arrière cour. La vision de cet enfant mort fixant une fleur en pot était effroyable et inhumaine. D’ailleurs personne ne vint à notre secours.

J’ai peut-être cligné des yeux.

A moins que Justine Hénin n’ait gagné le premier set de la finale de Roland Garros sur la télé du salon, en tout cas je me suis alors retrouvé nez à nez avec l’image de cet enfant, il me regardait de nouveau à travers l’écran de l’ordinateur, avec la forêt pleine de vies grouillantes, la montagne, énorme et impénétrable derrière lui, et ce regard doux, noir, et profond…

Il s’en passe des trucs à Ménilmontant le samedi après-midi !

5 juin 2007

travellers

Publié par merlinbreizh dans camping-car, Croquis, Holidays, Humeur, Littérature, Moi, Textes

Que voulez-vous, je reste un grand enfant.
J’adorais mes petites voitures Majorette. Je pouvais jouer des heures à la “vraie vie” sur mon lit, les motifs écossais de ma couverture faisaient office de routes, les carrés de couleur orange (Eh ! Les années 70’s !) représentaient autant de carrés de pelouse avec des rêves de maisons Kauffmann & Broad sagement posés dessus.

En me penchant tout près de mes petites voitures garées dans les replis de ma couverture, mon univers était bien réel, et plus beau, bien plus beau que le vrai.

Ainsi, je me représentais ma vie future. Papa, maman, deux enfants, une résidence pavillonnaire, un cabriolet, une moto, un chien, et puis tout un tas d’objets qui s’ajoutaient au fur et à mesure (skis, vélos, fusils, mitraillettes, planche à voile, banc de musculation, salle de projection, piscine en dur, etc, etc, etc) jusqu’à ce que mon esprit en soit rempli et qu’il crie : STOP !

“Non ! Je n’ai pas changé !”
Aujourd’hui, je me surprends parfois à prendre en photo sur mon portable tout un tas de fourgons aménagés de manière improbable. Je me suis plus d’une fois demandé à quoi rimait ce rituel. Pourquoi, dès que je vois un de ces bazars à l’horizon, je lâche femme et enfants au milieu de la rue pour aller shooter l’engin sous tous les angles.

J’ai 6 ans.

Il m’arrive souvent de rêver de Départ à bord d’un de ces vieux camions de livraison hors d’âge. Moi, ma caille, mes gosses, mon clébard, sur le ruban de bitume bleu nuit ; partir droit devant, sans réfléchir. Rouler tant qu’il y a de l’essence. Pour aller où ? Dans quel but ? Je déteste voyager, moi.

Je déteste le mouvements, les changements.

C’est un problème, je sais. Je déteste également le bricolage. A 43 ans on ne se refait plus, on peut maquiller un peu la réalité, tout au plus. J’ai bricolé une seule fois ma voiture, c’était en 1985, j’avais 21 ans. Le carburateur de mon Opel Ascona modèle 72 est resté entre mes doigts menus comme un puzzle de métal. J’ai finis par appeler un garagiste pour qu’il vienne récupérer mon engin devant chez moi.

Avec un tel pedigree, quelle expérience salutaire peut-on espérer vivre à bord d’un camion tout pourri ? A quoi ça peut bien servir de rêver à des trucs qu’on ne fera jamais, puisqu’au fond, on sait pertinemment qu’on serait bien malheureux si on s’y frottait pour de vrai ?

LI-BER-TE, j’écris ton nom !
Moi, je crois que je désire”simplement” emprunter les lignes de couleurs tracées au cordeau sur ma vieille couverture en laine. Moi et toutes mes petites voitures ! Surtout celles que j’ai oublié depuis longtemps. Mes camions de pompier, mes breaks, et mes petites fourgonnettes en métal avec les portes qui s’ouvrent, même la porte coulissante sur le côté ! Attention surtout à ne pas abîmer les petits ressorts sous les roues… Sinon elles ne roulent plus tout droit : elles tournent. Et j’aime pas.
A travers le petit écran carré du mobile, c’est elles que je conserve pieusement, sagement rangées sur la couverture à carreaux oranges ; et je rêve à leurs promesses de futur en forme de décor pour trains électriques. J’ai encore et toujours 6 ans. Un jour je vais grandir, c’est sûr… (Quand ?)

Si quelqu’un à une réponse éclairante…

Comme je ne suis pas à un paradoxe près, je vous livre ici le genre de plaisanteries que j’apprécie par-dessus tout : impossible à manoeuvrer, impossible à garer pour faire ses courses, impossible à entretenir chez le Citroën du coin, impossible tout court (ou long)…

Mais franchement, je serais pas beau au volant de mon terrible engin ?

camping-car ki me fé kiffer grave !Camping-Car, Plage de Trenoen, Finistère

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