>Le Grenier

24 mai 2007

La charte de la décroissance

Publié par merlinbreizh dans Politique, Terre, Vivre autrement

La Charte de La Décroissance

Le projet de la décroissance est la seule alternative possible au développement de la misère et à la destruction de la planète.

La décroissance est un mouvement d’idées et un ensemble de pratiques qui n’appartiennent à personne. La Décroissance entend être au service de cette cause, mais ne prétend pas en être le dépositaire exclusif. Il se veut au contraire un vecteur de débats et de mobilisations pour convaincre les partisans du «développement durable» de leur impasse. Le journal (de la décroissance ndlr) s’adressera par son contenu au plus grand nombre, fort du principe que les choix politiques sont l’affaire de tous. Nous défendrons quelques grands principes qui constituent notre identité et la raison de notre combat. Nous sommes foncièrement humanistes, démocrates et fidèles à des valeurs comme la liberté, l’égalité et la fraternité.

Nous ne croyons pas qu’il faille choisir entre la question écologique et la question sociale, qui sont pour nous intimement liées. La décroissance vise à rendre aux générations futures une planète sur laquelle non seulement il sera encore possible de vivre mais où il fera bon vivre. La décroissance ne propose pas de vivre «moins» mais «mieux», avec «moins de biens et plus de liens».

La décroissance repose sur une autre conception de la société que toutes celles que proposent les autres partis politiques. Elle se fonde sur un autre rapport à l’espace et au temps mais qui n’est qu’une façon de renouer avec une longue histoire de combat contre dominations et aliénations. Nous sommes convaincus que l’émancipation sera l’oeuvre des humains eux-mêmes et au premier chef des plus faibles. Nous croyons en la possibilité de poursuivre l’aventure pour une société plus humaine, loin de toute idéalisation du passé ou des traditions ou d’un ailleurs.

Nous n’avons pas de modèle car nous croyons à la nécessité d’inventer ensemble une société viable et juste. Le journal soutiendra toute initiative de simplicité volontaire mais travaillera aussi à l’articulation de ces initiatives individuelles ou communautaires à la construction d’un projet politique capable de faire rêver. Le journal sera une tribune des débats qui divisent et diviseront toujours ce mouvement. Le journal n’accueillera pas, en revanche, les idéologies qui font de l’humanité elle-même la source des problèmes. Nous combattons tout système productiviste et société de consommation mais nous ne voyons pas dans l’humanité notre adversaire. Nous pensons qu’il est possible et nécessaire de réconcilier le «principe responsabilité» et le «principe espérance».

La D̩croissance/Casseurs de pub Р11, place Croix-P̢quet Р69001 LYON

www.ladecroissance.net/?chemin=accueil

24 mai 2007

La réflexologie, une méthode écologique

Publié par merlinbreizh dans Politique, Santé

Sarkozy

Alors que la médecine ne semble voir son avenir que dans une débauche de technologies toujours plus complexes et toujours plus chères, la réflexologie incarne un mode d’action de santé écologique, c’est à dire, praticable partout et sans moyens particuliers. Deux mains équipées d’au moins deux ou trois doigts et une bonne présence suffisent. Que l’on habite dans les quartiers huppés de Paris, sous les bombes au Liban ou en Israël, dans le dénuement le plus total en Afrique sub-saharienne.

Sécurité Sociale et déficit.
En France, la Sécurité Sociale s’enfonce chaque jour un peu plus dans le déficit, et l’Etat s’entête à ne jurer que par la médecine « scientifique ». On pratique dans l’hexagone toujours plus d’actes médicaux, toujours plus d’examens qui s’avèrent de plus en plus complexes à effectuer et nécessitants d’énormes moyens financiers : scanner, IRM… Les labos pharmaceutiques sortent régulièrement de nouveaux médicaments dont les bénéfices n’apparaissent pas toujours évident (si ce n’est pour le CAC 40), mais dont les prix s’envolent. Et le déficit de la Sécu avec ! Pire, ces mêmes laboratoires se battent pour déposer des brevets sur le vivant : des plantes médicinales utilisées depuis la nuit des temps par certaines tributs pour leurs vertues sont ainsi pillées. Comble du cynisme, ces tributs se voient interdit l’usage ou le commerce de ces plantes sous prétextes de ne par respecter la propriété industrielle !
Et en France, ce sont les patients qui sont montrés du doigts, les médecins menacés de représailles. Pourtant l’Etat poursuit malgré tout dans cette voie qui met la maladie au centre du système de santé, et la chimie comme unique solution thérapeutique.

La santé, ça s’entretient !

Pourtant le bon sens s’impose : le système de santé tel qu’il est ne fonctionne pas. Pourquoi attendre que la maladie survienne pour s’occuper de sa santé ? Est-ce que l’on attend de tomber en panne de voiture pour faire réviser sa voiture ? La médecine chinoise l’a compris depuis des millénaires. Le praticien traite les personnes en bonne santé, et il considère avoir échoué dans sa mission quand le patient tombe malade. D’ailleurs, il était d’usage (mais peut-être est-ce encore ainsi) de ne pas payer son médecin quand on tombait malade !

De plus en plus de patients entendent bien décider de comment ils veulent être soigné.
La réflexologie, comme d’autres méthodes thérapeutiques, permet au patient d’être le moteur de sa santé. Lui seul connaît son corps, il est à même de l’écouter, de sentir les petits dérèglements qui surviennent, qui ne sont peut-être pas encore des maladies, mais qui le deviendront presque immanquablement s’il ne fait rien. Stress, mauvaise digestion, jambes lourdes, constipation, suées nocturnes, migraines récalcitrantes, sinusites à répétitions, asthme, … Tous ces petits tracas qu’on traîne avec soi et dont on n’ose même plus parler à son médecin à force de se voir prescrire des médicaments qui traitent le symptôme, mais jamais le terrain. Et les petits ennuis de resurgir aussitôt la durée du traitement terminé.

Les médicaments dit de « confort ».
Les médicaments dit de « confort » (terminologie au combien méprisante pour ceux qui souffrent) que l’Etat a sorti de la liste des médicaments rembourrés traitent ce type d’affections. Toutes ces affections, tous ces troubles fonctionnels se trouvent de fait réduits à un problème de confort, autant dire rien !
Lorsqu’un patient qui avait trop souvent mal au dos, me téléphone, enthousiaste, car il ne souffre plus sans avoir pris de médicament, lorsque une gamine de huit ans souffrant de constipation depuis toujours commence à aller à la selle régulièrement, avec de moins en moins de difficulté, je me dis que bien des milliards pourraient sans doute être économisés si la pensée unique (en matière de santé publique) n’était pas au pouvoir.

24 mai 2007

+ 4

Publié par merlinbreizh dans Politique, Terre

Plus quatre degrés d’ici 2050
C’est pour l’instant la prévision que nous proposent les scientifiques. Le climat n’appartient à personne, il est un bien humain, volatile, fragile. La plus petite activité humaine l’influence. Il est donc absolument nécessaire d’agir.

Mais agir comment ?
Nous savons que le taux de CO2 grimpe dangereusement et de façon exponentielle. Ce taux suit exactement l’augmentation de la population mondiale et de son niveau de vie. Autrement dit, plus les gens produisent, gagnent de l’argent et consomment, plus le climat se dérègle.

Donc ?…

En général les politiques évitent scrupuleusement cette question car il n’y a qu’une réponse, et cette réponse les terrifie.
Cela signifierait en effet qu’il faut changer diamétralement de stratégie, ne plus penser la croissance industrielle et commerciale comme seule réponse aux problèmes du monde. Mais l’a-t-elle seulement été ? Consommer est-ce cela la Liberté ? Est-on plus heureux avec un écran plat et un home cinéma ? Non. Jamais. Evidemment. Acheter, consommer, posséder n’a jamais été une réponse aux problèmes humains.

Le XXI ème siècle sera spirituel ou ne sera pas.
Nous en sommes exactement là de notre histoire. La terre est malade, malade de notre activité frénétique et irrespectueuse. Cette maladie nous interroge sur le sens de nos actes. La révolution, en balayant la monarchie et la religion a « tué » la spiritualité. Le marchand a pris la place du pouvoir spirituel. La bourgeoisie a instauré le pouvoir de l’argent et de la réussite sociale comme nouveau Dieu. La satisfaction de nos égos, de nos envies, le rejet absolu de toute frustration est devenue le passage obligé pour nous contrôler. Vendre toujours plus, et vendre n’importe quoi. Pour notre bonheur évidemment. Et qu’est-ce que le bonheur ?

Le bonheur, c’est manger des fraises à Noël !
Des fraises à Noël, des tomates en novembre ! Oui c’est possible. Tout est possible. Mais à quel prix ? Et en a-t-on si envie que cela ? Pas si sûr en fait. Tel des souris Pavloviennes, nous répondons aux attentes du marché libéral.

En attendant, le climat part en sucette, et nous regardons ailleurs, comme disait notre ancien Président. Les affaires continuent.

Le climat est entre nos mains

24 mai 2007

Les bonnes poires

Publié par merlinbreizh dans Politique, Terre, Vivre autrement

« Le bonheur, c’est pouvoir avoir tout ce qu’on veut ! »

Cette idée enfantine est aujourd’hui la pensée dominante (d’ailleurs elle nous domine !). Elle permet au capitalisme de triompher de nos vies et de nos porte-monnaies. A coup de publicité et de rabais, le marché a réussi à nous faire croire que nous avions le « droit » de tout avoir, quand on veut, où on veut… Et pas cher !

Pour cela, derrière le joli décor du supermarché mondial, des hommes, des femmes, souvent des enfants, paient l’addition.

A El Ejido en Espagne, quatorze mille immigrés dont 40% sont clandestins travaillent dans des « exploitations » agricoles immenses, horribles, inhumaines. Ils y vivent sous des bâches en plastique, sans eau courante ni électricité, dormant sur des palettes. Ils sont asservis, humiliés, volés, pour que nous puissions manger des tomates de très mauvaise qualité toute l’année !

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Bon appétit !

23 mai 2007

La balle au centre

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Politique

Anarchiste à l’ouvrage

C’est fait, j’ai voté.

Pour la première fois de ma vie j’ai voté au centre à la Présidentielle !

Si.

Ils me paraissent très loin les concerts des Bérus à l’Olympia (je m’adresse ici aux vieux de quarante ans), Les Wampas étaient tout beaux tout jeunes. Qui connaît encore La Souris Déglinguée (LSD) ? Et OTH ? et Parabellum, qui s’en souvient ?

Personne.

Mais revenons au Centre. Oui, je le dis (mais pas trop haut, ni ni trop fort) j’ai voté pour Bayrou. Et le pire est que j’en suis fier.

Je ne veux pas revenir sur mes années Rangers, pantalons à trous, et autres breloques, comprenez simplement que je suis un ancien anar, ancien gauchiste de salon, et que, quand même, ça fait un peu bizarre quand on glisse le bulletin dans l’enveloppe, et le tout dans l’urne.

Il n’empêche que, je reste et je demeure un Ré-Vo-Lu-Tio-Naire !

Le vote Bayrou est un vote contestataire (mais constructif)

François Bayrou, candidat à l élection présidentielle 2007

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