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9 octobre 2007

Une petite (pour la route)

Publié par merlinbreizh dans Humeur

Tiens ! J’m'en grillerais bien une petite, moi !
Une petite clope, pour la route. De toute façon la grippe du poulet ou le cancer du poumon, quelle différence ?

- Eh ! Gamin, t’as pas une clope s’te plaît ?

- Nan…

clopeenfant.jpg

5 juin 2007

Aujourd’hui, c’est…

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Maladie, Santé

Hôpital !

13h00 : EFR (exploration fonctionnelle respiratoire)

14h00 : échographie cardiaque

15h00 : radio des poumons

15h30 : consultation de pneumologie

Franchement j’adore mon deuxième chez moi :
Hmmm ! Cette bonne odeur d’hôpital, ces “Junkies” qui déambulent en pyjamas improbables et en chaussons avec leur dose plantée dans le bras et leurs cheveux dans la poche. Les plus fainéants se font pousser par un antillais toujours accompagné d’un pote avec qui il refait le monde toute la journée. Ils sont particulièrement nuls en refaisage de monde les antillais. Je dis ça au vu du temps qu’ils y passent et au vu de l’état de la planète.

Je commence toujours ma journée par un rapide arrêt au kiosque à journaux
Oui, c’est un peu comme une gare un grand hôpital comme Saint-Louis, sauf que, évidemment, on ne sait jamais très bien quand on va partir :

- Vous attendez depuis longtemps ?

- Deux ans.

- C’est long.

- Comme vous dites.

Enfin je dis ça, c’est un peu facile pour moi, je ne fais plus partie des types en danger. Aussi, je peut mater négligemment les petites infirmières et les nouvelles internes qui se baladent pour se faire draguer avant d’aller à mes petits rendez-vous.

Comme toujours, je vais beaucoup me faire chier

Je vais lire, je vais taper le “concours de maladie” avec des mourants. Ce qui est amusant, c’est d’essayer de deviner qui est le plus fichu parmi nous. C’est un jeu difficile. Il y a toujours un pauvre allergique flanqué de sa femme ou de sa fille pour vous regarder avec son air de chien battu, au bout du rouleau, prompt à se plaindre : “tu vois là, ben j’peux plus parler, j’peux plus…”, il y a aussi des types au costard noir élégant à qui on vient de diagnostiquer un cancer du poumon et qui téléphone à un pote pour tailler la bavette l’air de rien. Il y a ceux qui ont trouvé dans leurs petits soucis une façon d’exister à bon compte, il y a les inquiets, les paniqueurs, il a les branleurs, les je m’enfoutistes : “Ben il est où Mr Bidule ?” “Il est est à la cafète !”

Par ici la sortie, petit bonhomme !

Et puis il y a les infirmières et les aides-soignantes et leurs promesses de parties de jambes en l’air sur des plumards hydrauliques.Je sais que cela peut paraître bizarre, mais si je me suis formé pendant deux ans à la réflexologie, c’est pour un jour, qui sait, pouvoir travailler dans un hôsto de ce genre. Drôle de théâtre en vérité. Saint-Louis est un concentré d’urgence de vie. Ce qui s’y passe est puissant et vivifiant. C’est un lieu de vérités qui se disent, d’adieux, de pleurs, de joies, de vie ; un vrai quai de gare je vous dis.On ne se sent jamais plus vivant que là, au milieu de la vérité la plus crue.

« Merde ! J’suis en retard ! »

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