>Le Grenier

9 octobre 2007

Une petite (pour la route)

Publié par merlinbreizh dans Humeur

Tiens ! J’m'en grillerais bien une petite, moi !
Une petite clope, pour la route. De toute façon la grippe du poulet ou le cancer du poumon, quelle différence ?

- Eh ! Gamin, t’as pas une clope s’te plaît ?

- Nan…

clopeenfant.jpg

22 juillet 2007

Le colon impérialiste !

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Santé

L’important, c’est la santé !
Le colon  (je veux parler ici de l’organe qui mène au trou du cul présidentiel de Mister Bush) a été visité, avec l’accord du proprio, afin d’en déloger des polypes qui auraient pu se révéler cancéreux.

J’espère pour Mister President Bush qu’il aura bien pensé à demander au chirurgien qui a pratiqué cette coloscopie s’il était bien Républicain. J’imagine déjà un Démocrate face au trou de balle de Bush.

Fist fucking présidentiel
Et vous, imaginez- vous une seconde à la place de ce Démocrate, face au trou du Président Bush, ronflant sur la table d’opération, les pattes attachées en l’air, ça vous donnerait pas des idées ? « Vite ! Qu’on m’amène une batte de base ball ! »

Une fois l’opération terminée, vous avez le loisir d’écouter le Président péter comme un dératé en fumant une clope. Et rien ne vous empêche alors d’allumer le briquet, pour vérifier que Bush, en bon texan qui se respecte a le potentiel d’une torchère.

Mais évidemment, le chirurgien qui s’est occupé de la délicate opération du Président Bush était forcément Républicain.

Emergency room

1 juillet 2007

>liens

Publié par merlinbreizh dans
29 mai 2007

Les gens et le service minimum

Publié par merlinbreizh dans Humeur, Politique

“Les gens” sont très importants.
“Les gens” est un concept politique ultra novateur. Pour nos hommes politiques modernes (dedans le concept “les hommes politiques modernes” je mets aussi le concept “les femmes politiques” qui est le même concept, mais légèrement maquillé), le concept “les gens” est le prisme par lequel toute problématique se doit d’être analysée sous peine d’être cataloguée “vieille politique”.

Il faut parler “aux gens”. Aux vrais gens.
Il faut leur parler de leurs problèmes de vrais gens, c’est à dire avec des mots très simples de gens simples. Car pour les hommes politiques, les gens sont toujours simples. Alors il convient de leur parler simplement de leurs vrais problèmes simples de vrais gens simples. C’est cela, disent les hommes politiques de rupture post-moderne, que les gens réclament à travers tous les sondages d’opinions.

Avant.
Avant, au temps des hommes politiques anciens, ceux d’avant la rupture, on parlait le langage de la haute administration française. Cela signifiait que les hommes politiques ne s’intéressaient pas aux problèmes des gens, qu’ils appelaient d’ailleurs “chers CONcitoyens”, ce qui est presque insultant.

Du coup, “les gens” se détournaient de la politique qui ne s’adressait pas à eux. “Les gens” détestaient les hommes politiques qui ont commencé à flipper de se faire piquer leur place par un cyclope breton qui, lui, savaient parler aux gens.

Voilà pourquoi les hommes politiques parlent aujourd’hui aux gens comme le cyclope breton.

Mais si le concept “les hommes politiques moderne” ou de rupture, comme le cyclope breton, consent à parler aux gens de vrais problèmes de gens, c’est pour mieux les accuser d’être responsables de leurs problèmes. Ainsi, les hommes politiques, qui ne sont jamais responsables de rien, peuvent garder leur place dans leur métier très concurrenciel. Et “les gens” sont bien embêtés et confus d’être si toquards.

grêve des métros à Paris


Exemple.
“Les gens” ont le droit d’aller travailler. Il ne faut pas empêcher “les gens” qui ont besoin de gagner leur vie de se rendre à leur travail. “Les gens” réclament le service minimum. Le service minimum est en effet un problème réel de la vie quotidienne. Oui, mais quand ? Tous les jours, ou bien seulement les jours de grève ?
Ce ne sont pas les hommes politiques qui accusent. Non, les “gens” sont systématiquement invités à se diviser pour arriver à ce pénible résultat :

“Les gens” sont coupables de ce qui leur arrive :
Ainsi les problèmes de transports, c’est la faute des fainéants de grévistes, qui sont eux-même des gens comme les autres (quid des incidents, des pannes, des retards qui sont la première cause d’insatisfaction des voyageurs ?) Circulez, bon gens, il n’y a rien à voir !

Et ainsi de suite.

Le cancer voit le nombre de personnes atteintes exploser : putain, mais “les gens” devraient arrêter de fumer, de boire, de prendre le soleil ! (quid des produits de synthèse contenus dans les produits alimentaires ? des produits cancérigènes contenus dans le bitume des routes et qui s’infiltrent dans le sol, quid des shampoings, des déodorants, de l’aspartamme ? Hein ?!)

Le chômage : c’est de la faute de chômeurs qui sont “des gens” pas suffisamment mobilisés, c’est bien connu (quid de la réalité sociale ?)

La-dessus aussi, on a le droit au service minimum…

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